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Service Local de Police Technique : "Les experts" Carpentras

Publié le 06 janvier 2017

Souvent méconnue de la population carpentrassienne et loin de l’image des séries télévisées, l’équipe du service de police technique de Carpentras occupe le terrain à la recherche d’éléments qui feront avancer les enquêtes de police. Plongez au cœur de la police technique et scientifique, un service clé du commissariat de Carpentras.

En France la Police Technique Scientifique (PTS) ce sont 2000 agents sur les 145 000 que représentent les effectifs globaux de la Police Nationale. Alors que la police scientifique a toujours existé, et était réalisée par des policiers dits « actifs », le métier s’est spécialisé il y a maintenant 13 ans. C’est donc en 2003 qu’un service local de police technique a été créé au Commissariat de Carpentras.

La science au service de l’enquête

La création des Services Locaux de Police Technique (SLPT) a permis aux métiers de la police scientifique de devenir des professions d’experts et d’accompagner ces postes de moyens financiers et matériels. Les membres de ce service sont des agents spécialisés de police technique (ASPT) ou des techniciens spécialisés de police technique (TSPT), selon leur grade. Ils appartiennent à la filière technique de la police, parallèlement aux actifs et administratifs. À Carpentras ce personnel jeune, en civil et au « look » décontracté se démarque de l’image que l’on se fait des policiers en uniforme. Les membres du service sont pour autant d’une rigueur et d’une minutie hors du commun quand il s’agit de trouver un indice permettant de faire avancer une enquête.

Le SLPT de Carpentras intervient sur environ un tiers des enquêtes menées au sein du commissariat, soit près d’un millier d’interventions chaque année. Ils sont appelés par leurs collègues du service enquêteur dès qu’il est nécessaire d’identifier une personne dans une affaire.

Celles-ci concernent essentiellement des atteintes aux biens, comme des cambriolages et véhicules volés. Les agents et techniciens du service carpentrassien sont toutefois aussi bien formés à intervenir sur des délits que sur une scène de crime, bien que ces cas soient exceptionnels.

Le quotidien des équipes

Les mois se suivent et ne se ressemblent pas pour la police scientifique, entre intervention sur un cambriolage, véhicule signalé volé retrouvé et découverte de stupéfiants. Certaines activités font cependant partie du quotidien de la police technique et ne sont réalisées que par ses agents. C’est par exemple le cas du relevé d’empreintes digitales. Elle fait partie de ce que l’on appelle la « constatation » où il s’agit de mesurer l’individu, noter s’il a quelques particularités physiques (lunettes, tatouages...), prendre les empreintes digitales et palmaires. Selon l’affaire à laquelle l’individu est lié, il y aura aussi un prélèvement ADN, mais ce n’est pas systématique. Ces informations sont ensuite rentrées dans une base de données nationale.

Consulter et alimenter cette base de données est une grande partie du travail des agents du SLPT, c’est elle qui va leur permettre de mettre une identité sur une trace ou une empreinte digitale, « les paluches ». L’objectif : trouver un nom qui sera un outil pour aider le service enquêteur à avancer dans l’enquête.

Quand la police scientifique intervient sur une enquête où il y a un décès, l’agent en charge du dossier va assister le médecin légiste pendant l’autopsie. Ce sera à lui de réaliser les photographies qui constitueront l’album lié au dossier d’enquête. Ces photographies vont montrer les zones disséquées et mettre en avant les causalités de la mort. Le commissariat de Carpentras dépend du pôle médico-légal du CHU de Nîmes.

Bien que les affaires soient toutes différentes, la procédure d’intervention du SLPT est toujours la même. Un policier dit « actif » arrive sur les lieux d’une infraction pour constater celle-ci. Il va ensuite faire appel au service de police technique pour qu’il intervienne et restera sur les lieux pour préserver les traces et indices éventuels. Quand les lieux sont gardés en l’état, il est plus aisé d’y trouver une trace ou de l’ADN.

Une fois sur les lieux, la police scientifique va avant tout les photographier. Cela permettra au magistrat en charge de l’affaire de comprendre la situation et le cadre dans lequel elle s’est déroulée. La police scientifique va ensuite tenter de reproduire le cheminement de l’auteur des faits pour trouver des traces de son passage. Les éléments sont alors relevés pour être analysés. Ces analyses se déroulent dans le laboratoire du service. Pour les prélèvements biologiques, les échantillons sont envoyés au laboratoire régional qui se trouve à Marseille.

Outils centenaires et nouvelles technologies

Les armes de la police scientifiques : appareils photos, informatique et pinceaux. Le français Alphonse Bertillon est le père de la police scientifique dont les techniques d’identification sont toujours utilisées plus d’un siècle après leur élaboration. Il s’agit d’identifier un individu de par son portrait de face, de profil et de trois-quarts mais aussi par ses empreintes digitales et palmaires. Ce sont elles qui aideront à corréler une trace d’empreinte digitale à une personne enregistrée dans le fichier.

Quand un agent de police scientifique suspecte un objet d’avoir une trace d’empreinte digitale, il va utiliser généralement la poudre. Sa couleur varie en fonction du support sur lequel elle se trouve. Elle sera noire ou colorée et permettra de mettre en avant une trace. D’autres techniques sont utilisées par exemple sur support poreux. Une fois la trace trouvée elle est photographiée. Comme toute photographie d’objet, un gabarit est posé sur celui-ci pour rendre compte de sa taille. C’est cette photographie qui va permettre de recouper la trace avec le fichier d’empreintes digitales. Selon le support, la trace va être mise en évidence avec une poudre colorée et sera passée à la lumière UV.

Réactivité, disponibilité, intuitivité

Les formations des agents et techniciens de police technique sont différentes de celles des policiers dits actifs. Dans l’exercice de leurs tâches ils ont tout de même de nombreux points communs dont l’instinct, « le nez flic », qui se développe avec l’expérience et les années de terrain, et qui va les aider à identifier les auteurs d’infraction. La police scientifique cherche à se mettre « à la place de » pour refaire le parcours de l’auteur et trouver les preuves de son acte. Quand le SLPT arrive à un résultat, la preuve est irréfutable. Ses agents se doivent aussi d’être extrêmement disponibles et réactifs quand leur intervention sur une affaire est jugée nécessaire. Les métiers de la police technique et scientifique sont sans cesse confrontés à l’évolution de la technologie et de la société. Il est donc essentiel pour ses agents d’être curieux, passionnés et de savoir s’adapter. Grace à ses compétences, le SLPT de Carpentras a de très bons résultats. En effet, leur taux d’identification sur le nombre d’interventions au cours desquelles ils ont été appelés étant très bon, ils sont 3e sur un classement de 60 commissariats du sud-est de la France.

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