
Le cabinet dʼarchitectes a proposé quelques aménagements qui permettraient à ce futur équipement dʼoffrir de nouvelles ouvertures et de lui donner lʼattractivité souhaitée pour un large public.
Une première proposition pour désenclaver le site et améliorer la qualité du parvis actuel serait, par un traitement minéral unitaire, de le prolonger en englobant la place du 25 août 1944. Ce simple dispositif aurait le mérite de :
La seconde proposition serait de prolonger le traitement minéral de ce « nouveau » parvis jusquʼà lʼintérieur de la cour dʼhonneur. Une mise en lumière de ces espaces accompagnerait ces cheminements en créant des séquences ou des profondeurs successives afin de susciter la curiosité du visiteur.
Lʼétude de faisabilité a également soulevé lʼimportance de créer des cheminements pour donner de la perméabilité au site et permettre de faciliter certaines liaisons fonctionnelles internes et de mettre en contact le public. Lʼouverture des cours et leur traitement en constitueraient les accroches :
Met successivement en relation le parvis, la cour dʼhonneur, le vestibule, le jardin dʼagrément et lʼesplanade du parking.
Sur deux niveaux, en partant de la cour Sud, longe lʼarrière du corps central pour ensuite traverser la cour des religieuses en proposant dʼautres séquences dʼapproche.
- Lʼaccueil, au carrefour des cheminements, valorise lʼescalier dʼhonneur et le grand vestibule. Les services billetterie et boutique sont envisagés à gauche du porche dʼentrée, dans la salle des Donatifs. Ce dispositif aurait le mérite de rassembler, dès la première phase, lʼensemble des services dʼaccueil dans une position centrale, aux croisements des cheminements et en appui des circulations verticales.
- Les salles du Musée trouvent naturellement leur place dans les espaces remarquables et dans les grandes salles de lʼétage.
- La Bibliothèque se déploie dans les volumes lumineux de lʼaile Sud sʼouvrant sur les terrasses et la cour Sud.
- Les espaces dʼAnimation Culturelle sʼorganisent dans les grandes salles voûtées du rez-de-chaussée bas, depuis la cour Sud qui accueille les festivités estivales, et autour de lʼancienne cour-jardin des religieuses, adossée au volume de lʼescalier dʼhonneur.
- LʼAdministration et les Logements de fonction sont regroupés autour de la cour des religieuses, espace plus intime, isolé du circuit public.
- Enfin, les espaces mineurs, lʼentresol et les combles sans intérêt patrimonial particulier sont dédiés aux réserves et à la logistique.
Dans cette configuration, le circuit de visite emprunte de manière privilégiée les espaces majeurs comme lʼescalier des religieuses et la grande galerie qui ouvrent lʼaccès au musée, ou lʼescalier dʼhonneur et le grand vestibule qui invitent le public à la découverte de lʼhistoire des lieux.
Le parcours muséographique sʼattachera à mettre en résonance les différentes ressources patrimoniales, livresques, artistiques et architecturales dans un parcours croisé. La mise en valeur conjointe des fonds patrimoniaux et des fonds muséaux permettra de rendre perceptible au public la richesse des collections et leur intérêt réciproque dans les différentes entités de lʼéquipement.
Le musée se développe principalement au premier étage. Il est accessible depuis lʼaccueil par lʼescalier Nord, qui conduit le public vers le vestibule, le contrôle dʼaccès sʼeffectuant à ce niveau.
Les collections sʼorganisent autour de 5 espaces :
Installées au rez-de-chaussée, les salles de la bibliothèque publique devront offrir une proximité avec les oeuvres écrites et picturales.
Le cabinet a imaginé un aménagement qui permette à la fois, par la création « dʼîlots », la fluidité des circulations et la constitution dʼespaces plus intimes, plus « cosy ».
Il est prévu dʼaccrocher les portraits des grands donateurs et des hommes remarquables ayant rapport avec Carpentras. Des vitrines prendront place dans les îlots constitués permettant la présentation renouvelée dʼobjets et documents issus de la collection patrimoniale. Ainsi les objets scientifiques, les collections dʼinstruments de musique mais aussi les ouvrages patrimoniaux pourront y être présentés dans de bonnes conditions de conservation et de sécurité.
Une autre proposition serait dʼoffrir aux utilisateurs de vastes espaces lumineux et retrouver par le choix des matériaux et de leur mise en oeuvre la monumentalité et le faste dʼun « Palais » que dʼInguimbert voulait offrir aux plus démunis.
Les sols prévus devraient être recouverts de dalles de pierre reconstituée, les murs enduits.
Renforçant la notion de "bibliothèque inspirante", les objets de collection, tel le navire de Joseph Eysseric (à restaurer) et les portraits d'ancêtres, renvoient aux associations d'idées entre la lecture et les images, comme la symbolique du voyage.
Proposés dans le cadre d'interventions artistiques temporaires, des installations et dispositifs temporaires pourraient multiplier les occasions pour le visiteur occasionnel ou le lecteur assidu, de venir et revenir à l'Inguimbertine.
Ces installations pourraient également prêter écho aux lectures publiques, aux heures de contes, aux interventions pédagogiques et visites thématiques. La régularité et la monumentalité des ouvertures participeraient à lʼesthétique du Palais. Les aménagements et mobiliers rapportés viendront en contrepoint et apporteront une certaine modernité et un confort dʼusage. Enfin la mise en scène dʼobjets, issus de la collection patrimoniale apportera des éléments de décalage susceptibles dʼinterroger les visiteurs.
1 200
mètres de pistes cyclables aménagées