
Après l’incendie de 1713, les consuls achètent, en 1738, l’hôtel de Laroque, situé entre les Halles et la Juiverie, le long de l’axe de circulation est-ouest. Construit au XVIIème siècle dont il a gardé le balcon aux lourdes consoles et la belle rampe de fer forgé, cet hôtel est réaménagé au XVIIIème siècle. En 1740, la façade est agrémentée de fontaines et ornée du cartouche aux armes de la ville : le Saint Mors, les faisceaux aux flèches bien liées rappellent la devise carpentrassienne : « Fortitudo unitas, dissentio fragilitas ».
Grâce à des fonds légués par Isidore Moricelly, la municipalité modernise l’hôtel de Laroque en 1891. Le dégagement du bâtiment au sud s’inscrit dans un vaste plan d’urbanisme consécutif à la destruction de la Juiverie. Un hall à colonnes remplace le vestibule primitif, l’escalier est modifié, et le bâtiment double l’édifice ancien avec une façade dont l’avant-corps central couronné d’un édicule à horloge est typique des bâtiments communaux de la IIIème République.
4 000
m2 d’espaces publics rénovés