

Photographe de beauté, il travaille pour de grandes marques de cosmétiques et pour la presse féminine. Son exposition « À fleur de peau » présente ses travaux personnels à la Chapelle du Collège jusqu’au 27 juin.
Je suis né à Carpentras et j’y ai fait toutes mes études (NDLR : il vit en Afrique entre 3 et 7 ans), je suis allé à la fac de droit à Aix, puis j’ai commencé à travailler dans le secteur du commerce international entre Paris et Bruxelles. J’ai toujours fait de la photo. Je me suis rendu compte que l’import-export n’était pas ma vraie voie quand j’ai rencontré un photographe qui cherchait un assistant : je l’ai suivi. De fil en aiguille, j’ai fait des voyages, pour faire des photos de modes et des portraits en Australie, des photos de beauté et people à Madrid…
J’ai de l’ “Humain” autour de moi, c’est un travail de communication avec les différents intervenants. Le photographe dirige au moins sept personnes pour obtenir la bonne expression, la bonne coiffure… comme un chef d’orchestre. Les choix qui aboutissent à une image se construisent en équipe, pour aboutir à un visuel parfait.
Les travaux personnels de mon exposition, je les ai réalisés avec des vieux « complices » d’un laboratoire. C’est une aventure humaine à travers laquelle on découvre des gens qui aiment votre travail : il y a une osmose autour des laborantins et d’une photo qui fait que le résultat est parfait.
L’assistanat est la meilleure école. J’ai tout appris avec les photographes. On emmagasine leur style ; le plus difficile ensuite c’est de ne pas copier. À force de travailler on arrive à avoir une vision personnelle, une touche. Il faut trouver le sujet que l’on a chacun en soi, c’est à nous de le révéler.
J’estime qu’une exposition de cette envergure sera une ouverture pour d’autres photographes professionnels.
Le passé culturel de Carpentras est énorme, cette ville a tout pour s’ouvrir, elle doit s’en donner les moyens. J’espère amener des photographes de renom par le biais de cette exposition. Pourquoi pas créer un festival de photo comme à Arles, Hyères ou Sète ? Chaque année, un mois à la Chapelle du Collège consacré à la photographie, avec de grands noms, ça serait bien, non ?
Toute l’exposition est dédiée aux femmes, à toutes les femmes. Sur leur beauté, ce que je vois en elles pour avoir choisi ma spécialité. C’est une exposition basée sur la sensualité, la beauté, la féminité…
J’ai juxtaposé la beauté des femmes avec les fleurs car j’estime que leur douceur est comparable aux fleurs, surtout les roses, et tout ce qui est végétaux, pigments, feuilles, qui se marie totalement avec la peau de la femme. C’est très important de sentir la peau sur les tirages, d’avoir envie de les toucher. Il n’y a ni agressivité, ni vulgarité. Même une femme nue il faut la sublimer, la rendre douce. Une exposition comme ça, très intimiste, ne doit pas rendre insensible le public. Les femmes vont adorer, ainsi que les hommes qui aiment les femmes.
Cette exposition est prévue depuis plus de 6 mois ; je remercie d’ailleurs Joëlle Pérault et Leslie Conil à la Charité qui m’ont beaucoup aidé à la préparer. Elle se présente sous forme de tirages géants suspendus par des œillets spéciaux et difficiles à transporter car très fragiles.
Le choix des grands formats est dicté par l’architecture de la Chapelle du Collège, pour honorer ce volume. Depuis que je suis petit, je trouve que c’est un lieu magique, le plus beau de Carpentras.
Lorsqu’avec mes “complices” du laboratoire nous avons vu le 1er tirage géant, nous sommes restés muets, tellement le modelé de la fleur était magnifique. C’est magique d’avoir le fruit de trois ans de travail d’équipe fait en amont.
Expo à découvrir jusqu’au 27 juin à la Chapelle du Collège
300
enfants inscrits
Culture, Découvrir Carpentras
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