

La passion de l’automobile sous toutes ses formes. Raphaël Rondoni recrée les moteurs des voitures de collection et les fait rugir.
Je rénove des voitures de collection, du début du siècle jusqu’aux années 70. Nous sommes spécialisés dans la fabrication de pièces mécaniques : on fait revivre des voitures qui ne sont plus en état de fonctionnement. Tous les jours c’est différent, car on est toujours confronté à un nouveau problème : il faut redécouvrir ce qui a été fait par nos ancêtres. ça nécessite beaucoup d’expérience, de culture automobile et de passion.
On est les seuls en France dans le domaine des Bugatti à re-fabriquer, si besoin est, les pièces manquantes.
On a des documentations et un parc de machines-outils qui nous permet d’être autonomes. On fait de la sous-traitance pour des ateliers aux Etats-Unis qui n’ont pas ce savoir-faire, et on travaille pour des clients du monde entier.
J’ai « baigné » dedans jeune. Mon père était ingénieur dans l’industrie et passionné par les évolutions techniques. Après avoir remis en état une ou deux voitures, il a flashé sur une Bugatti.
Il a alors investi tout son temps libre à se documenter, à acheter des machines … pour en fabriquer une. J’avais 10 ou 11 ans, c’est là que ma passion a démarré. Il a ensuite créé sa propre affaire, « Ventoux moteur ».
La rue où se trouve l’atelier a été baptisée « Ettore Bugatti » en 1982, en hommage à ce qu’il a fait.
J’ai fait un cursus automobile, un BTS. Je suis ensuite parti deux ans en Angleterre pour me faire ma propre expérience, apprendre l’anglais, faire mes armes. Là-bas, j’ai travaillé dans un des plus grands ateliers de restauration.
Je suis revenu travailler deux ans à Ventoux moteur, avant de repartir dans un autre créneau : le sport automobile moderne.
Pendant dix ans, j’ai intégré trois structures en tant que responsable voiture, motoriste ou chef de voiture. J’ai participé aux plus belles épreuves : les 24 heures du Mans, la course de côte de Pike’s Peak, le Dakar … Depuis deux ans, j’ai pris le relais de la structure avec Nicolas, qui est responsable de la partie usinage.
Je cours depuis l’âge de 20 ans, entre deux et cinq épreuves par an. Au début avec des clients qui souhaitaient me confier leur voiture. Depuis deux ans, j’en fais plus, une dizaine par an.
Ce sont des courses en « Historique », des épreuves sur circuit telles que Le Mans classique, Monaco historique …
Cette année, j’ai remporté avec mon co-équipier le championnat d’Europe de GT « Sport Car Cup », avec une Lotus 11 de 1958. C’est une course d’endurance de trois heures, qui se
déroule en 8 épreuves partout en Europe. Ça prouve que nos voitures sont fiables.
Tous les jours c’est un projet.
Cette année je remets mon titre en jeu, ça va être difficile de refaire aussi bien que l’an dernier. On se prépare pour le faire sérieusement. Pendant la course, on se remet dans le contexte de l’époque, l’ambiance des années 60. C’est festif et amical, on campe sur place. C’est pour se faire plaisir… Mais on aime bien gagner quand même !
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auditions des classes d'instruments
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