Carpentras à venir

Juillet-Août 2019

QUAND ON A UN BON CONSERVATEUR, ON LE CONSERVE !
La démission de Monsieur Jean-François Delmas, conservateur en chef de l’Inguimbertine, est une très mauvaise nouvelle pour Carpentras.
Principal artisan du joyau qu’est devenu la bibliothèque-musée de l’Hôtel- Dieu, son départ précipité intervient alors que les travaux de la partie muséale ne sont toujours pas terminés. Nous perdons ainsi le pilote en plein vol ! Sur un plan strictement financier, ce départ va alourdir les dépenses com-munales avec l’embauche d’un nouveau directeur alors que le traitement de M. Delmas, conservateur détaché, était pris en charge directement par le ministère de la culture. Sur la plan humain, enfin, Carpentras perd une personnalité de grande valeur dont le rayonnement et les qualités humaines étaient reconnus par tous.
Quelle est la part de responsabilité du maire et de son adjointe à la culture pour que M. Delmas mette fin brutalement à la mission qu’il exercait avec talent au profit des Carpentrassiens ?
Par exemple, pourquoi vouloir recruter un nouveau directeur de la biblio-thèque alors que la particularité de la «bibliothèque-musée Inguimbertine» nécessite une gouvernance unique assumée par le conservateur en chef ? Nous adressons tous nos remerciements à Monsieur Delmas pour le formi-dable travail accompli et lui souhaitons réussite et accomplissement dans ses futures fonctions au service d’une nouvelle collectivité.

Mai-Juin 2019

Notre groupe a profité des débats budgétaires du mois d’avril pour rappeler au maire que la hausse des dépenses de fonctionnement ne peut plus durer. En effet, entre 2017 et 2018, ces dépenses ont augmenté de 2,38% soit une augmentation de presque 800 000 euros. C’est considérable ! A titre indicatif, l’État recommande de ne pas dépasser la barre des 1,2% !
En 2018, l’endettement est lui aussi reparti à la hausse. Avec une dette de 1484 euros par habitant, celle-ci a bondi de 9% en un an soit 126 euros supplémentaires pour chaque Carpentrassien. Mais le plus inquiétant est probablement la hausse considérable des dépenses prévues en 2019.
Les charges réelles de fonctionnement devraient bondir de plus de 2 millions d’euros, soit 143 euros supplémentaires par habitant. Une telle augmentation est déraisonnable car elle absorbe la hausse des recettes de la commune et ne facilite pas son désendettement.
Au regard de toutes ces augmentations, nous sommes donc très loin de la gestion en bon père de famille pourtant vantée par la majorité. Et que dire des 16 000 euros dépensés pour un sondage inutile... Quel gaspillage !L’approche des élections municipales a-t-elle fait perdre la tête à la majorité ? Nous appelons en tout cas à l’Union des droites sans laquelle tout change-ment de majorité est improbable.
Sans cela les Carpentrassiens risquent vite de se retrouver l’impôt sur les os...

Mars-Avril 2019

A 12 mois des prochaines élections municipales, un sondage de l’IFOP nous apprend que 49% des maires n’ont pas l’intention de se représenter. Pourquoi cette crise de confiance des élus locaux ? Des intercommunalités contraignantes, des dossiers trop complexes, des finances contraintes et un désengagement de l’Etat... En parallèle, le mouvement des gilets jaunes nous révèle les fractures et les contradictions de notre société. D’un côté le ras le bol fiscal légitime de nos concitoyens dans un pays qui est, rappelons-le, le plus taxé au monde et de l’autre une précarisation croissante et un sentiment d’injustice dans la répartition des richesses.
A l’échelle de Carpentras et de la CoVe, ce tiraillement existe aussi. Les dépenses de fonctionnement augment mais les dotations de l’Etat diminuent.

Il est temps de tenir un discours de vérité. Les collectivités ne peuvent  baisser les impôts et garder un niveau de dépenses identiques. Il faut choisir  ! Nous pensons que la commune doit recentrer ses dépenses sur l’essentiel  : l’école, la sécurité, la culture, les associations et les infrastructures. Mais elle n’a pas vocation à s’occuper de tous les problèmes car à vouloir tout faire, on finit par tout faire mal ! Ainsi,  le 23 janvier dernier le logis des jeunes de Carpentras a été mis en liquidation judiciaire, parmi ses occupants plusieurs migrants mineurs désormais logés à l’hôtel. Qui va payer ?

Janvier-Février 2019

C'est avec beaucoup d'inquiétudes que nous avons découvert l'existence d'un projet de nouvelle zone commerciale entre l'avenue Saint Roch et la Rocade Nord (rte de Serres)

Ce projet d'une surface d’environ 1395 m² va à l'encontre des intérêts de notre commune et de ses habitants. Tout d'abord cette nouvelle zone va fragiliser les commerces voisins du hameau de Serres et de l'avenue Notre-Dame de Santé qui participent pourtant pleinement à la revitalisation du nord de Carpentras. Ce projet pose ensuite un problème de sécurité dans une zone ou le trafic automobile est déjà considérable et que les études départementales considèrent comme fortement accidentogène. Enfin ce projet est à l'opposé des recommandations en matière d'aménagement du territoire. Le temps du "tout automobile" est en effet révolu ! Il faut stopper l'artificialisation des espaces en périphérie afin de revitaliser les centres villes et favoriser les commerces de proximité.

A ce titre nous regrettons que monsieur le maire ai renoncé à mettre en œuvre son Droit de Préemption Urbain puis ai accordé aussi rapidement un permis de construire pour un projet dont il est facile de comprendre qu'il ne bénéficiera qu'à l'entrepreneur privé qui en est à l'origine...

Nous invitons donc tous les citoyens de Carpentras qui ne souhaitent pas voir pousser une énième zone commerciale à rejoindre l'Association de défense des Quartiers Du Four A Chaux. AQFC, 0670496261

Marguerite-Marie BEVILLARD, Julien LANGARD , Jeanne YVAN

Novembre-Décembre 2018

Notre groupe d'opposition CARPENTRAS A VENIR a soufflé sa première bougie. Après un an d'existence, nous sommes un peu comme Edith Piaf, nous ne regrettons rien. Plus que jamais les partis politiques sont discrédités et démontrent leur incapacité à faire passer le Bien commun avant leurs intérêts partisans.

Après une année d'existence nous sommes fiers de notre bilan : Défense des usagers de l'aérodrome pour maintenir une activité associative menacée. Défense du contribuable carpentrassien pour baisser la fiscalité, supprimer des dépenses injustifiées et réduire un endettement excessif. Contribuer à la vie de la commune en proposant la création d'une place colonel Beltrame ou encore repenser la foire de la St Siffrein malheureusement devenue la foire du Made in China !

La condamnation et le départ de l'ancien maire Françis Adolf ont aussi contribué à normaliser les relations entre élus de la majorité et de l'opposition. Cependant il reste encore beaucoup de dossiers en attente comme la propreté, la sécurité et le stationnement. Nous serons particulièrement attentifs aux futurs projets de la majorité après le rachat de la concession CITADIS en centre-ville qui coûtera plus de 12 millions d'euros au contribuable. Selon nous la course aux logements sociaux doit être stoppée au profit d'une architecture durable et fonctionnelle destinée à ramener les classes moyennes et les familles en centre-ville.

Marguerite-Marie BEVILLARD, Julien LANGARD , Jeanne YVAN

Janvier-Février 2019

Septembre-Octobre 2018

Après la démission de l'ancien maire suite à ses démêlés judiciaires, doit-on se réjouir de l’élection sans surprise de M. Andrieu, son premier adjoint ? Le groupe « Carpentras à venir » jugera l’arbre à ses fruits, même si nous aurions préféré que la majorité démissionne dans son ensemble afin de permettre aux électeurs Carpentrassiens de retourner s'exprimer dans les urnes. Désormais, nous attendons avec espoir que l’attitude du nouveau maire laisse plus de place au dialogue entre les différents groupes qui constituent le conseil municipal et mette davantage l’intérêt des Carpentrassiens au premier plan. Sur ces sujets la marge de progrès est importante, M. Adolphe ayant pris l’habitude de considérer l’opposition comme quantité négligeable au seul prétexte que c’était l’opposition. Nous formulons un vœu : celui d’être écouté et non pas seulement entendu lors des réunions du conseil municipal. Pour conclure, nous espérons pour la fin de ce mandat une coopération fructueuse entre une majorité de fait et une opposition sous représentée par le jeu de la répartition des sièges. Un peu de respect et d’humanité bienveillante ne peut que profiter à la population qui nous a élus pour faire entendre sa voix au sein de la commune.

Marguerite-Marie BEVILLARD, Julien LANGARD et Jeanne YVAN

Juillet-Août 2018

Carpentras n’a plus de maire mais seulement un premier magistrat virtuel qui s’accroche à son siège comme la moule sur le rocher. En effet la chambre criminelle de la Cour de cassation a confirmé le 2 mai 2018 la condamnation de Francis Adolphe pour violence conjugale aggravée à une peine de huit mois d’emprisonnement avec sursis, 5000 euros d’amende et cinq ans d’interdiction de ses droits civiques, civils et de famille.

Après des mois de rebondissement, cette affaire dont se serait bien passé les Carpentrassiens trouve enfin son épilogue et va permettre à notre commune de retrouver la dignité et la sérénité qu’elle n’aurait jamais dû perdre. Alors que nos appels répétés à la démission sont toujours restés lettre morte, il est désormais impossible pour le maire de Carpentras de siéger plus longtemps à la tête de notre commune. Nous regrettons que le sens de l’honneur n’ai pas réussi à le convaincre plus tôt car désormais c’est le bras de la justice qui le pousse vers la sortie. Négligeant le principe de précaution le plus élémentaire, les élus de la majorité qui l’ont soutenu obstinément doivent prendre eux aussi leur responsabilité et remettre leur mandat aux citoyens de Carpentras pour qu’ils élisent un nouveau conseil municipal. Il en va de leur crédibilité d’élus mais aussi de l’image et de la réputation de notre commune à l’heure où les violences contre les femmes ne sont plus supportables.

Mai-Juin 2018

Le 3 avril dernier, le vote du budget 2018 a marqué l’un des temps forts de la vie de notre commune. La vérité des chiffres est venue confirmer les dérives de la gestion de la majorité.

Tout d’abord la pauvreté continue de s’aggraver à Carpentras avec un potentiel financier qui passe sous la barre symbolique des 1000€ par habitants et pourtant le maire continue d’emprunter de l’argent aux banques... Nous nous retrouvons cette année avec plus de 10 millions d’excédents budgétaires, c’est beaucoup trop ! Nous avons proposé que cet excédent soit consacré en priorité à la baisse de la fiscalité qui écrase le contribuable et à réduire la dette qui s’élève à 1358€ par habitants, soit 263 € de plus que la moyenne des villes de même taille. Cette dette pèsera demain sur nos enfants. Ne l’oublions pas.

Il faut aussi réduire la voilure et recentrer les dépenses de la commune sur ses missions principales à savoir : nos écoles, notre voirie (en piteux état), nos associations, nos services publics et notre patrimoine. C’est pour cette raison que nous nous sommes opposés à certaines subventions injustifiées (88 000 € au centre Villemarie, 362 000 € au Tricadou)

Point positif, nous saluons l’unanimité du conseil municipal lors du vote de notre proposition de baptiser une place de la ville du nom de « Arnaud BELTRAME ». Il était important de faire taire les divergences politiques pour honorer la mémoire de ce gendarme tombé en héros.

Mars-Avril 2018

Francis Adolphe nous avait promis des Noëls Insolites exceptionnels, les Carpentrassiens n’ont pas été déçus… En plus des lutins et autres dragons, les habitants des Amandiers ont pu profiter de plusieurs concerts d’armes automatiques sur fond de fusillade entre dealers. En bonus, l’intervention des troupes du Raid, des voitures en flammes et des élèves confinés dans leur école. A Carpentras, les Noëls sont vraiment Insolites !

Alors que beaucoup de Carpentrassiens travaillent dur pour un salaire minimum, le trafic de drogue rapporte environ 4000 euros/jour dans la capitale du Comtat. Nous payons aujourd’hui la facture d’une politique de la ville laxiste et impuissante. Le comble est que certains dealers et leurs complices profitent en toute impunité de logements sociaux gracieusement financés par la collectivité. Qu’attendons-nous pour les mettre dehors ? Il est urgent de réaliser que nous ne relèverons pas Carpentras sans régler les problèmes de fond qui défigurent notre belle cité : pauvreté, insécurité, incivilité et communautarisme ! A peine rénovée, la rue Raspail périclite et les galeries d’art, porte de Monteux, mettent déjà la clef sous la porte. Nous savons tous pourquoi…

Ne nous voilons plus la face. Attaquons nous aux problèmes réels des Carpentrassiens plutôt que de dépenser l’argent du contribuable dans de la « Com » destinée à assurer l’auto promotion d’un maire en manque de notoriété.

Janvier-Février 2018

Défendre les intérêts des habitants de Carpentras et non les intérêts d’un parti politique. Telle est la devise qui a donné naissance au groupe CARPENTRAS A VENIR.
Alors que le niveau de vie médian des Carpentrassiens s’aggrave (16147 €/an soit le 31990ème rang sur 32974) nous sommes obligés de constater que ce n’est pas la politique spectacle de la majorité qui permettra le redressement de notre ville. Quant à l’opposition, elle s’épuise entre un groupe LR soumis qui dit OUI à tout et un FN discrédité qui dit NON et qui a déserté le conseil municipal. Face à cette situation nous avons choisi la voie de la responsabilité. Puisque les partis de droite ne veulent pas d’union, nous la ferons sans eux comme le veulent les Carpentrassiens. Notre première décision a été d’écrire au Secours Populaire Français afin de récupérer les 299 669,00 € que cette association doit à la ville. Cette somme considérable correspond à une garantie d’emprunt mobilisée après la liquidation judiciaire de leur ancienne antenne locale et la condamnation de son président pour irrégularités financières. Il est inadmissible qu’une association caritative ne soit pas exemplaire. Le Secours Populaire dépense beaucoup d’énergie pour l’accueil des migrants, en dépensera-t-il autant pour honorer ses dettes vis-à-vis d’une commune qui compte parmi les plus pauvres de France ? C’est le cadeau de Noël que nous souhaitons pour les Carpentrassiens, aux côtés de la santé et la paix.