Visite du Louvre à L'inguimbertine

Culture - Information générale

Mélanie Budin, Chargée de récolement des dépôts au Musée du Louvre, a passé la journée à Carpentras et plus précisément auprès des œuvres prêtées par le Louvre à l'Inguimbertine.

Mélanie Budin, Chargée de récolement des dépôts au Musée du Louvre, était aujourd'hui à Carpentras dans le cadre d'une opération exceptionnelle de contrôle des œuvres que le musée a mis en dépôt à l'Inguimbertine. La dernière visite de ce genre a eu lieu il y a 18 ans. Cette visite fera l'objet d'un article dans le prochain magazine de la Ville, soyez vigilants !

Le musée du Louvre, ayant de très nombreuses œuvres en gestion, en confie la conservation a quelques musées repérés pour leur sérieux et leur qualité de conservation. C'est à la fois un honneur, une reconnaissance de la qualité de L'Inguimbertine et de ses équipes et surtout une chance pour les visiteurs qui pourront admirer ces œuvres à l'ouverture du Musée.

9 tableaux des collections du musée du Louvre sont en dépôt auprès de l'Inguimbertine. Certains de ces tableaux ont été spoliés par les forces d'occupation allemandes pendant la seconde guerre mondiale et déposés dans les bibliothèques publiques, dans l'attente de l'identification de leur légitime propriétaire (très majoritairement juifs).

La commission de récupération artistique a effectivement déposé en 1952 à l'Inguimbertine :

3 tableaux, gérés par le Louvre et déposés dans les années 1950 au musée

  • Roeland Savery, L'Arche de Noé, huile sur bois, MNR 433,
  • Francesco Zuccarelli, Repos au bord d'un ruisseau, huile sur toile, MNR 883,
  • Lucas Van Uden, Paysage d'été, le fenaison, huile sur bois, MNR 962.

Les données relatives à ces oeuvres sont régulièrement mises à jour et transmises au musée du Louvre pour la base Musées Nationaux Récupération. De même, lors de la restauration, effectuée il y a deux ans pour deux d'entre eux, l'Inguimbertine a veillé à conserver toutes les traces, mêmes infimes (inscriptions, étiquettes). Pour rappel, l'Etat est gestionnaire de ces biens spoliés, nombre d'entre eux ont été déposés dans des institutions publiques pour des raisons scientifiques, culturelles ou autres, le statut de ces dépôts est très clair pour les dépositaires, l'Etat procédant à des récolements et rappels réguliers. L'accès de ces oeuvres par d'éventuels ayant-droit ou mandataires d'ayant-droit est aussi une obligation que l'Inguimbertine a concrètement observée.